Relation superviseur employé

La présente recherche vise à mettre en évidence les liens entre les différents aspects de la perception de justice (distributive, procédurale et interactionnelle) et les comportements de citoyenneté organisationnelle (altruisme, entraide, vertus civiques et esprit d’équipe). Elle s’applique également à vérifier l’influence de la qualité de relation superviseur employé sur cette relation tel que suggéré dans divers écrits.

Afin de vérifier les hypothèses qui ont découlent, nous avons pris comme échantillon soixante-treize (73) participants parmi les agents d’un établissement d’état à caractère administratif à Madagascar : une grande organisation dont le système hiérarchique favorise l’identification des divers facteurs nécessaires à notre étude.

Les données récoltées ont servi de repères concernant ces différentes variables dans les pratiques courantes de gestion : allant des GPEC des employés, aux rétributions, en passant par les procédures et les diverses interactions à considérer. Autant de dimensions qui influent sur les comportements « extra-rôles » parfois jugés insignifiants, mais ont une importance non négligeable sur la performance individuelle des collaborateurs d’une organisation. A fortiori, de l’organisation en elle-même.

Nos résultats indiquent qu’en globalité, la variable indépendante perception de justice est positivement corrélée avec la variable dépendante comportements de citoyenneté organisationnelle. Néanmoins, considérant les différentes dimensions, certaines relations ne sont pas toujours significatives compte tenu de l’échantillon. L’effet modérateur de la qualité de relation superviseur employé sur le rapport des variables précitées n’a d’ailleurs pas trouvé de signification. Des résultats discutables.

Mots clés : Perception de justice, citoyenneté organisationnelle, qualité de relation superviseur employé.

Par Gio Andriamanantena